Dans le cadre des assises pour la ville organisées du 7 mars au 8 avril, le hackerspace ELECTROLAB  a organisé  une soirée de réflexion collective sur les enjeux de l’innovation sur une territoire comme Nanterre. Citoyens, experts, chercheurs, élus, ingénieurs sont invités à cogiter le temps d’une soirée sur des propositions appelées à alimenter ce grand débat citoyen. Vous pouvez réécouter la restitution des travaux grâce à ce podcast de Radio Agora :

Idée générale partagée : créer les conditions pour faire émerger des idées pertinentes d’innovation partagées par tous.
La fibre à Nanterre pour tous : idée de créer un site administré par une association (tiers neutre) pour déclarer son intérêt pour la fibre et ainsi faire pression sur les opérateurs pour fibrer Nanterre puisqu’il ne s’agit pas d’une compétence communale.
Ville connectée ou ville intelligente : Nécessité d’interfaces accessibles par tous, développeurs et citoyens, pour accéder à des données publiques ouvertes et développer des applications pour mieux vivre la ville ensemble. Idée de mise en place d’un réseau pour la colle
cte. Idée forte d’un Internet des territoires: se servir de ces outils à une échelle hyper locale et questionner le rôle de la collectivité pour faciliter l’émergence d’un internet citoyen à l’heure des opportunités technologiques.
La question d’un Hub de l’innovation à Nanterre: Quel maillage ? Quelle structure ? Quels ingrédients ? Quels pilotage ? pour générer l’innovation et construire l’avant garde, peser dans la Métropole.

Pour une politique municipale de la donnée

Si un secteur économique connaît une forte croissance, c’est bien celui de l’économie de la donnée. Or la donnée territoriale représente un gisement de talents et de ressources à valoriser. En effet, une ville possède des données dont les grands groupes comme Google, Amazon ou Facebook rêveraient. Il faut trouver un moyen de libérer ces données et de les mettre au service de l’intérêt général.

L’identification des informations collectées ou produites par la ville est complexe, il est néanmoins nécessaire de comprendre quelles données peuvent intéresser des tiers. Ainsi la question de la donnée devrait être abordée de façon collaborative, les services municipaux producteurs de données, au delà de leur usage professionnel, n’ont pas forcément conscience de la large palette de réutilisations que pourraient en faire les ONG, start-ups, voire d’autres services publics…

Il est nécessaire d’ouvrir un processus ouvert de diagnostic de la donnée à l’échelle de la ville et d’ouvrir un grand débat local sur la donnée. Un participant à notre atelier a même suggéré de prendre un arrêté municipal régissant l’utilisation de la donnée sur le territoire.

Néanmoins, la collecte de données sur le territoire n’est pas seulement l’apanage des services municipaux : il est nécessaire de faciliter la collecte et la transmission de données d’utilité publique par les citoyens et les associations. Les données collectées par la société civile, articulées avec les données institutionnelles peuvent être des ressources utiles à l’action publique et sources de changements.

Une ville plus intelligente grâce aux objets connectés

Les objets connectés dans l’espace public peuvent s’avérer être des contre-pouvoirs aux grands groupes monétisant des données privées (de géolocalisation par exemple), a noté un habitant travaillant sur un projet de fontaine connectée, membre du hackerspace Electrolab. Dans ce cas les données sont générées directement dans l’espace public en tant que bien communs, et non plus à travers le filtre des smartphone produisant des données propriétaires.

Avoir des objets connectés, c’est éviter l’asymétrie d’information subie par les citoyens face aux grandes entreprises productrices de données. Un groupe de BTP gérant des parkings et mettant en temps réel ses données à disposition de Google Map permet aux usagers de trouver les places de parking libres facilement. Quid des places gratuites, des parkings municipaux et autres ? Une collecte de ces informations serait d’utilité publique.

L’association Rueil Digital, présente lors de cette table ronde, a évoqué l’idée de lampadaires connectés qui pourraient remplir cette fonction – parmi d’autres (LiFi, données de pollution, etc..). Ce projet de lampadaire intelligent a été discuté dans le cadre de rendez-vous régulier autour du Mooc Smart City réunis à l’EPT Paris Ouest La Défense à Nanterre ainsi qu’à l’Agora.

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